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Rallye 31
Autour des anciens ateliers de Mohon



 

 


Ce rallye de l'automne 2015 tourne autour du chef-lieu, économie d’énergie oblige, et ne visite que quatre communes mais tout de même… trois cantons !!! Il est organisé par Colette et Pierre Vauchelet,  Liliane et Jean-Pol Guéret.
Rendez-vous était donné sur le parking de l'intermarché de la Ronde-Couture. Le beau temps semble vouloir être de la partie.
Après les formalités habituelles, nous rejoignons Lafrancheville pour arriver à la première halte : le fort des Ayvelles.


 

 
Terminé en 1878, ce fort faisait partie d’un nouveau système de défense adopté après la défaite de 1871 face aux Prussiens. Pourtant, il a été très vite déclassé, un nouvel explosif, le mélocoton, ayant été découvert, le rendant vulnérable. Il va pourtant reprendre du service en août 1914,lors de l'offensive allemande. Il est évacué par sa garnison le 25 août, bombardé à partir du 26 août et finalement occupé par les Allemands sans combat. Cet épisode n'aura fait qu'une victime, le Commandant du fort Lévi Alvares qui s'est suicidé.
En juin 2015, une fête foraine a fait revivre l'ambiance 1900.

Nous poursuivons vers Villers-Semeuse . Nous passons devant l'ancienne clinique Lhoste où beaucoup de gens sont nés dans les années 1950/60 . Un peu plus loin,la pharmacie de la Jonchère, dont le fondateur , M.Aubry, est très connu pour avoir été maire de Villers pendant 24 ans, puis conseiller général et enfin président du conseil général.
Nous suivons la rue de la Fraternité qui traverse un lotissement situé près de la voie ferrée derrière laquelle on distingue une partie des friches des anciens ateliers SNCF. De l'autre côté,d’anciens bâtiments aux voûtes arrondies inspirées des hangars des avions américains des années trente étaient autrefois les Coopérateurs de Lorraine, lieux de stockage, de transformation et de fabrication de denrées alimentaires. On aperçoit encore une grande cheminée de briques rouges qui ,contrairement à ce qu’on pensait à Villers, ne servait pas à torréfier le café mais était le débouché d’une chaudière fournissant de l’eau chaude surtout destinée à laver les bouteilles. Les Coop vendaient à l'époque des vins en litres à étoiles comme le Joligrain, ou le Royal Kelinah , un vin du Maroc à 12°.
Le circuit nous conduit maintenant vers Mohon; nous passons devant le stade Roger Marche qui rappelle le passé d'un célèbre footballeur ardennais,"le sanglier des Ardennes" ou encore" le vieux lion",ayant joué à Reims et au Racing .Jusqu’en 1983, il  a détenu le record de sélections en équipe de France dans le monde du foot français.
 On traverse  la ligne SNCF Charleville- Paris sur un grand pont qui a remplacé un passage souterrain pour les piétons et un passage à niveau très dangereux, et nous voici à Mohon.
Un  locotracteur, le "Yoyo" commémore depuis 2008 l'importance du passé ferroviaire de ce site.


 


 
Un peu plus loin,l’église Saint Lié est classée monument historique.Son portail néo-renaissance est encadré par deux tourelles octogonales.Dans l’église, sur le sol, se trouvent de nombreuses pierres tombales du XVIIème siècle. Sur l'une d'elles,l'épitaphe est soulignée  par des dessins évoquant la précarité de la vie: un sablier, une tête de mort, des os.Les fonts baptismaux sont en pierre de Meuse. Cette église  conserve une relique sur le « chef » de St Lié  dans la sacristie, relique  vénérée en procession le lundi de Pâques et qui est sensée guérir de la maladie de Chorée ou "danse de Saint-Guy".

 

 
Sur la place se trouve encore le "Sport Bar", un café ayant appartenu à Roger Marche.

Ensuite, nous avons rendez-vous à l’AAPH, association ardennaise pour la promotion des handicapés, située sur le site des anciennes usines Lefort. Le directeur nous y attend ainsi que la traditionnelle collation dans la "demi-lune", bâtiment très lumineux, agréablement restauré avec la participation des personnels employés. Il va nous fournir des explications sur le fonctionnement de l'Etablissement et son Service d'Aide par le Travail . Une équipe de ce service a remporté un premier prix national de la BD au festival d'Angoulêmes en 2014. Un projet de court métrage est à l'étude actuellement.

En traversant le pont de chemin de fer, sur la gauche, nous avons  un point de vue sur les anciens ateliers et la Rotonde SNCF qui malheureusement ne peut être visitée pour des problèmes de sécurité. Une plaque nous informe cependant sur l'histoire du dépôt et des ateliers de Mohon et nous rappelle que les compagnies de chemin de fer ont été nationalisées en 1938.


Nous reprenons la direction de Villers-Semeuse par Les Ronces cette fois. Le projet initial ayant été modifié afin d'honorer le rendez-vous pris avec Philippe Lizot à 11h.C'est à "La Maison des Associations" que Philippe et Gilbert nous attendent avec galette au sucre et cidre, pour  nous  parler du" Cercle Historique Jules Leroux" réunissant des historiens locaux , et du bulletin qu'ils éditent depuis 2004: "Le Flizy", concernant l'histoire et le patrimoine de Villers-Semeuse. Il a bien sûr été surtout question de Jules Leroux dont on célèbre cette année le centenaire de la mort. On peut d'ailleurs voir sa maison natale sur la place qui porte son nom, face au Monument aux Morts.

Ensuite, au cimetière, nous avons pu voir la tombe originale de Charles Legay, résistant déporté à Buchenwald.

 


A l'église Saint-Pierre, une inscription d'ailleurs incomplète témoigne de la tentative, par Robespierre,  de l'instauration du Culte de l'Etre Suprême de Rousseau  durant la Convention. Des saints aux têtes coupées encadrent le portail,corroborant cette tentative.

Nous quittons enfin Villers pour les Ayvelles, la fin de notre périple . Passant dans la zone commerciale, il était difficile de ne pas évoquer le 45ème anniversaire du supermarché Cora ainsi que l'évolution du pouvoir d'achat depuis les années 70 à travers le "Berlioz".Sur le site de Cora et Citroën avait eu lieu un évènement exceptionnel en 1910: le Circuit de l'Est d'Aviation, course en six étapes, dont Charleville, soit 800km au total. Initialement prévue à Charleville dans la plaine de Montjoly, l'étape ardennaise s'était faite finalement dans la prairie de Villers-Semeuse où un aérodrome avait été aménagé.

Nous arrivons maintenant au terme du rallye avec le village des Ayvelles, dont le nom qui a beaucoup varié au cours des temps vient du mot "eau".

L'église est classée, on ne connait pas sa date de construction mais une cuve baptismale en grès du XIIème peut laisser penser qu'elle date de l'époque romane.


Restaurée en 1890, on a voulu lui donner une apparence gothique, cependant, on voit encore à l'extérieur la trace des anciennes ouvertures.
Les vitraux du choeur représentent Saint-Joseph au lys, Saint Dominique recevant le rosaire et Saint Rémy.

 


 
A l'intérieur près de l'entrée, une dalle en marbre noir du XVIIIème , gravée d'une épitaphe avec tête de mort et ossements comme celles de l'église Saint-Lié est une vanité, allégorie rappelant à l'homme la brièveté de la vie.
Après un clin d'oeil à Maurice Chevalier, nous gagnons l'Auberge du Cheval Blanc où nous attend un bon repas bien mérité, dans une ambiance chaleureuse.

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Date de création : 26/02/2017 : 16:20
Catégorie : - rallyes
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Réactions à cet article

Réaction n°1 

par guytou le 23/03/2017 : 11:29

Super toutes ces infos!

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